Même pas peur

Si j'ai voulu organiser un atelier sur le thème de la peur c'est parce que j'ai pu observer dans mon entourage (et chez moi même) cette facilité et ce paradoxe à se "réfugier" dans la peur au détour d'une blessure, d'un conflit ou d'une quelconque difficulté. 
La peur fait maintenant partie de notre mode de vie. Elle est d'ailleurs complètement alimentée par les gouvernements et soutenue par les médias si bien qu'il est normal d'avoir peur et d'entretenir la peur. Nous même nous jouons à nous faire peur et nous devenons notre propre bourreau. 

La liste de nos peurs est infinie. 
Nous avons peur de la fin du monde (donc de mourrir), du climat qui change, de la nature qui disparait, nous avons peur des autres, de la différence, nous avons peur de faire confiance, de l'amour, nous avons peur du manque d’argent, d’être abandonné ou trahis, de lâcher le contrôle sur des personnes ou des situations, nous avons peur de briller, de notre puissance, de nos talents...Bref nous avons peur de VIVRE. 
Nous avons peur de nous abandonner à la Vie et au Divin parce que nous ne savons pas ce que c'est, parce que personne ( et surtout pas l'école) ne nous a pas appris à quel point la vie est fondamentalement, intrinsèquement douce, harmonieuse et abondante. 
Nous expérimentons le chaos et nous trouvons cela normal. 
Avoir peur devient presque un critère d'intelligence, un signe de raison et de bonne santé mentale. On va plus facilement penser d'une personne qui a peur qu'elle a les pieds sur terre, qu'elle a conscience des risques et des dangers qui existent. Oui c'est vrai la peur, de façon archaïque, est une émotion qui sert à se protéger et à anticiper certains dangers mais jusqu'à un certain point. 
Aujourd'hui la limite est largement dépassée, la peur s'infiltre et contrôle nos vies, nous fait perdre de notre liberté, de notre pouvoir personnel et nos capacités à choisir ce qui est bon pour nous ou pas. La peur est devenue un fléau. Elle nous emprisonne nous rendant impuissants à oeuvrer depuis qui nous sommes. 
Entendez bien que des gens qui ont peur sont plus facilement manipulables, ils sont plus fragiles, en position d'infériorité et vont vouloir aller chercher la sécurité et le réconfort chez une autre entité que eux même. Cela encourage le référencement externe, c'est à dire cette capacité à se construire à l'extérieur de soi. 

Aujourd'hui, cela n'est plus possible. 

Les consciences doivent s'ouvrir et nous devons récupérer notre pouvoir personnel pour pouvoir oeuvrer activement et changer le monde de demain. Se libérer de nos peurs c'est se ré-ouvrir à notre force de co-création. 
Nous créons le monde ensemble à chaque seconde. Il est ce que nous pensons, ce que nous en faisons. Si nous changeons notre façon de penser (en libérant nos peurs) et si nous récupérons du pouvoir là où on ne pensait plus en avoir alors tout est de nouveau possible. 
Que voulons nous créer ? Quel monde pour le futur ? 
Les peurs sont nos part d'ombres qui cachent notre plus belle lumière, une fois levées, elle nous rendent notre rayonnement premier.