Ose si t'es une femme !

 

-OSE SI T'ES UNE FEMME- 💪🌹

Pendant très longtemps, je n'ai jamais eu le goût de parler des femmes ni de la Femme en particulier. Certainement parce que je n'avais aucune idée claire de ce qu'être une femme pouvait bien signifier et aussi bizarre que cela puisse paraitre, je m'en désintéressait totalement. Je ne me sentais pas concernée. En écrivant ces mots, la tristesse n'est pas loin. 
Pour moi, un enfant qui naissait fille devenait la femme de quelqu'un puis la mère de ses enfants et c'est ainsi qu'elle devenait femme. Ce que la féminité pouvait impliquer d'autre je l'ignorais totalement, cela restait une notion floue. 
Quant au féminisme, il n'a évidemment et malheureusement jamais provoqué en moi le moindre élan de me battre pour mon propre sexe. 

Comment trouver les mots justes lorsque l'on se découvre aussi étrangère à soi même ? Comment expliquer le désarroi de se sentir exclue de sa propre nature, de sa propre identité ? Comment exprimer cette part manquante qui fait de moi ce que je suis? 
Je ne prétends pas encore avoir défini ni même intégré ce qu'être une Femme voulait dire, mais j'ai pu très succinctement et très profondément le ressentir. Cela a laissé une trace d'espoir à un endroit où il n'y avait rien. Et je vous le dis, ce que j'ai ressenti ne ressemble en rien à ce que je connais. 

La voie de la Madeleine est une initiation que j'ai commencé au mois de mars et qui consiste à se connecter avec l'énergie de Marie Madeleine et à recevoir une partie de son enseignement. Chrétien ou pas, je sais que cela peut faire faire sourire. Je sais ce que l'on peut penser d'elle, qu'elle n'est qu'un mythe, qu'elle n'a jamais existé, qu'elle a existé, un coup pute, un coup apôtre des apôtres, qu'elle n'était au fond pas si importante, et ce que l'on dit encore d'elle diffère d'une religion à l'autre.
Lorsque j'ai pu me connecter à elle, j'aurais voulu me jeter au sol, genoux à terre pour demander pardon. Pardon de ne jamais l'avoir regardé ni même considéré, pardon d'avoir été si aveugle à elle. Son énergie d'amour était immense, j'ai vite compris que la tristesse que je ressentais était la mienne: celle de constater plus qu'un espace vide à l'intérieur de moi : la douleur d'un espace non-crée. Le constat était dur, il n'existait en moi aucun espace pour le féminin. J'étais enlevé à moi même, sans repères de ma propre constitution. Qui avais-je bien pu être pendant toutes ces années ? Qui sont les femmes depuis toujours ? Bien que nous soyons femmes, nous sommes essentiellement construites avec des repères masculins, ceci explique en parti le ressenti que j'avais d'être une étrangère à moi même. 

Alors voilà, que Marie Madeleine ait existé ou non, qu'on veuille bien croire à ce qu'elle a été ou pas, qu'on veuille prendre part à ses enseignements et ses guérisons ou non, elle est notre part manquante à toutes. Elle représente ce féminin qu'on a tu et tué, qu'on a dégradé, qu'on a voulu oublié et qui a tant à offrir. Et si elle n'a jamais existé elle en est l'archétype. Elle incarne l'essence même du féminin qui porte, soutient, croit, avance sans douter et qui aime sans limites. Elle incarne cette force infinie et cette douceur en même temps qui est l'équation de la puissance du féminin. 
Cette nouvelle filiation me donne l'évidente légitimité d'être qui je suis et d'oser entreprendre. Je me sens sa fille et cela me donne un nouveau souffle et permet de faire naître un nouvel équilibre à l'intérieur de moi. 
Nous sommes si peu conscientes de ce que nous sommes capables d'être et de faire, si peu conscientes de notre immense pouvoir. 

Qui diras que Marie Madeleine était une intellectuelle, une initiée ? qu'elle n'était pas l'apôtre mais l'égal de Jésus, sa femme, qui diras qu'elle même avait des apôtres, que beaucoup de femmes la suivait? 
Vrai ou Faux , cela résonne si fort dans mes cellules que je me suis humblement engagée à diffuser auprès de celles qui voudront bien l'entendre sa voix et sa voie. 
C'est grâce à Anaïs Theyskens, qui diffuse cet enseignement au collège Path to Source à Glastonbury que j'ai pu m'éveiller à mon féminin manquant et avec qui j'ai la joie de co-organiser en Angleterre et en France, des cercles de femmes de la Madeleine. 
En écrivant ce texte, j'ai tellement d'amour pour ma mère, ma belle mère, ma soeur, mes belles soeurs, mes amies et mes patientes que j'aime tant. Vous êtes bien plus que tout ce que vous pouvez imaginer. Vous êtes la clé, le terreau pour le monde de demain. Nous pouvons ensemble nous mettre debout le coeur dans le coeur. 

 

Amour